jeudi 26 novembre 2009

Avenir incertain pour la Garden Nef Party

Publié par RollingStone.fr
Le 24 novembre 2009




Placebo, Muse, Iggy Pop, Arcade Fire, Franz Ferdinand, The Hives : en seulement trois ans, le Festival du Poitou-Charentes s’était imposé parmi l’offre estivale des rendez-vous musicaux.

Mais les collectivités locales n’ont pas pu donner de garanties sur l’apport financier de 30% réclamé par les organisateurs, a indiqué le quotidien Sud Ouest. "Sans amertume, mais avec un immense regret, l’équipe du festival a la peine de vous annoncer la Mort d’une utopie, celle d’avoir imaginé la Garden Nef Party dans une conjoncture qui incite plus à la prudence qu’à l’aventure."

Ségolène Royal, présidente de la région, a annoncé vouloir sauvé l’évènement. Elle précise dans un communiqué : "l’effort financier supplémentaire que la Région est disposée à faire se fera grâce à des économies réalisées sur des événements qui n’ont plus besoin d’aides. Un euro dépensé doit être un euro utile. En accord avec la Ville d’Angoulême, la Région Poitou-Charentes entend toutefois rappeler que le festival doit prendre en compte dans son développement les capacités d’accueil de la ville et le contexte financier actuel auquel doivent faire face les collectivités. Ces deux conditions sont essentielles pour envisager sereinement l’avenir de la Garden Nef Party."

En 2009, 18 000 amateurs de musiques actuelles s’étaient retrouvés à la Garden Nef Party malgré une météo plutôt défavorable. Dans la short-list de l’édition 2010 étaient programmés les Arctic Monkeys, Portishead (en exclusivité). Les Who étaient également intéressés, ou encore les Red Hot Chili Peppers, dont le manager s’occupe de Gossip, qui avait joué l’an dernier.

Des bénévoles et festivaliers ont manifesté à Angoulême pour exprimer leur déception et leur colère. Sur Facebook, un groupe "Rendez-vous la Garden Nef Party" a été crée. Le 8 décembre, la Région doit présenter les lignes de ses actions culturelles jusqu’en 2013.

mercredi 25 novembre 2009

Communiqué des organisateurs

Nous rappelons à tous que les débordements, verbaux, matériels ou physiques, desservent à la fois notre démarche vis-à-vis du festival et notre secteur en général, tout comme ils mettent à mal notre volonté de démontrer depuis 20 ans que le public rock est responsable, respectueux et tolérant.

Les collectivités locales ont réaffirmé leur attachement à la manifestation et ont pris la mesure de votre mobilisation. Quelle qu’en soit l’issue, positive ou négative, rien ne justifierait de dépasser les bornes.

Aussi, nous comptons sur votre vigilance pour que vos initiatives se manifestent pacifiquement.

Merci de votre soutien.


L’équipe de La Garden Nef Party

Goodies

Bon nombre d'entre vous utilisent depuis quelques jours l'affiche de la manif du 21/11 comme avatar sur Facebook, Myspace ou Titter... Malheureusement, celle-ci n'est que très peu lisible en petit format. Pour y remédier, voici quelques éléments visuels à employer sans modération pour crier sur tous vos blogs ou réseaux votre envie de voir une Garden Nef Party en 2010, 2011, 2012...etc. Enjoy ;)

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lundi 23 novembre 2009

Il faudra attendre

Publié par SudOuest.com
Le 23 novembre 2009
(Photo : T.Kluba - SO)




GARDEN NEF PARTY. Samedi matin, près de 300 manifestants étaient présents devant l'hôtel de ville

Ils partirent 300 à l'assaut de l'hôtel de ville à coups de banderoles et de musique au bout de leur téléphone portable. Petite armée certes, mais grande par la conviction de ne pas voir « son » festival partir en fumée. Si les réponses ont été plus nombreuses sur Internet, près de 900 signatures pour la pétition, les organisateurs de la manifestation de soutien à la Garden Nef Party étaient satisfaits du résultat.

« Des jeunes qui étudient ailleurs sont revenus ce week-end montrer leur soutien, racontent Pierre, Gauthier et Emmanuelle qui ont été reçus par la suite par Gérard Desaphy, l'adjoint à la culture. Et on voit toutes les générations. »

La manifestation débutée à 10 heures et terminée avant midi s'est passée dans le calme. Mais l'annonce de Ségolène Royal de mettre la main à la poche, en pleine période d'élection, n'a pas calmé l'angoisse de ne plus voir de Garden Nef à Angoulême. « C'est bien joli et, oui, ça redonne de l'espoir, confient les trois manifestants, mais on attend de voir. »

« Nous comprenons »

Chacun souhaite voir se pérenniser un festival d'envergure nationale et unique sur la région. Entre les souvenirs comme le raz-de-marée Iggy Pop ou les accents d'un « Take me out » de Franz Ferdinand repris en choeur par le public, tellement fort que le son a porté jusqu'aux fenêtres du plateau pour ceux qui n'ont pu y assister (« magique » dira une festivalière)... la Garden, en trois éditions, on le sait, a marqué, et bien au-delà de la Cité des Valois.

Mais au fief de la cité, à l'hôtel de ville, la tension grandit. Après la fronde du festival de la BD, ce nouveau haro sur la mairie fait réagir. Un communiqué est passé vendredi soir et a été distribué à chaque manifestant samedi pour calmer le jeu.

« Après l'annonce par les organisateurs de la GNP de leur décision de ne pas monter d'édition en 2010, nous (la mairie) avons reçu ces derniers jours des courriers d'internautes, bénévoles ou spectateurs, prenant la mairie à partie, parfois avec violence, souvent avec tristesse et déception. Nous répondons... que nous sommes attristés par la décision brutale de mettre un terme à ce festival. Les organisateurs ont en effet décidé unilatéralement de ne pas organiser l'édition 2010 de la GNP. Nous en avons été, comme les autres partenaires, informés par le communiqué envoyé lundi dernier à la presse... »

Une façon de rappeler que la mairie n'est pas responsable de cette annulation. C'est aussi la raison de l'entrevue entre Gérard Desaphy et une poignée de manifestants. « Cela a été une rencontre positive, a confirmé l'élu à la sortie. Nous comprenons leur position de passionnés du festival et nous avons tenu à répondre à leurs questions. »

L'adjoint a également tenu à répondre aux critiques de l'opposition (lire « Sud Ouest Dimanche »). Et de s'appuyer sur le communiqué pour rappeler : « Nous comprenons vos réactions, spectateurs de la GNP. Nous savons bien que les montages financiers, les impératifs budgétaires et les équilibres entre les compétences des collectivités ne font pas partie de vos préoccupations principales. Néanmoins, nous rappelons que les collectivités locales n'ont pas "sabordé la GNP" et que son annulation ne les satisfait pas. »

Alors Garden ou pas ? Le débat sera relancé le 7 décembre après la réunion avec Jean-Louis Ménanteau, patron de La Nef, et le producteur du festival Christophe Davy, dans les salons de la mairie... Les manifestants attendent cette date de pied ferme.

Auteur : emmanuelle chiron


dimanche 22 novembre 2009

Publié par CharenteLibre.com
Le 23 novembre 2009

(Photo : M.Bouzzit - CL)
Par Alexandre LE BOULC'H





Samedi matin plus de 300 manifestants ont répondu à l'appel des groupes de soutien de la Garden Nef Party pour défendre l'avenir de ce festival rock

Nous nous félicitons que la mairie d'Angoulême soit attachée à la Garden Nef Party, mais nous restons mobilisés pour que ses actes suivent ses paroles.» Samedi matin, les membres de la délégation représentant les manifestants du festival rock d'Angoulême sont restés très prudents sur l'issue de leur rencontre avec les élus. En l'absence de Philippe Lavaud, c'est Gérard Desaphy, l'adjoint à la culture, qui les a longuement reçus.

Sur le parvis de l'hôtel de ville, ils étaient plus de trois cents à scander très dignement leur colère contre les collectivités qui refusent de suivre les organisateurs de la Garden dans leur demande de subvention. «C'est injuste de ne pas donner plus à Garden qui, depuis le début, n'a jamais eu le niveau d'aides publiques des autres festivals», assurent les manifestants qui ont fait un concert de cacophonie en mettant de la musique sur leur téléphone portable. «En tout cas, nous n'accepterons pas que les collectivités rejouent le coup de Ludoland en faisant à la Garden des propositions qu'elle ne peut pas accepter.»

Dans la foule, on a vu des jeunes bien sûr, mais beaucoup plus de quadras. «C'est lamentable cette faible mobilisation des 15-25 ans. Hélas, c'est plus facile d'être sur Facebook que d'être présent sur le terrain», s'offusque Thomas Caceres, un étudiant angoumoisin vivant à Royan qui, lui, était dès 9h à la ferme des Valettes pour organiser les préparatifs de la manifestation où seulement une poignée de jeunes était au rendez-vous.

«Nous sommes fiers de ce festival. En juillet, on est trois cents à travailler gratuitement une semaine entière parce qu'il n'existe qu'à Angoulême», fulminent les bénévoles qui portaient fièrement leur tee-shirt de la Garden. «Alors quand le maire ose dire que le Festival du film francophone, c'est le vrai accès à la culture pour tous parce que sept cents personnes au plus ont bénéficié d'une séance à un euro, on se moque de nous. La Garden offre à 10.000 personnes par jour douze concerts pour 35 euros. Ça fait moins de trois euros le concert.»

Le Woodstock d'Angoulême

Il y avait aussi des commerçants du centre-ville comme Jean Alémany: «Nous devons apporter notre soutien à ce festival qui prend des chambres d'hôtel et fait remonter beaucoup de consommateurs dans les bars et les restaurants de la ville à une période creuse d'activité pour nous».

Il y avait aussi des personnalités inattendues comme Andréas Koch, chef d'entreprise du Pôle image, ou Yves Poinot, l'ancien directeur du FIBD, lui aussi sur la sellette. «Si je n'ai jamais été inquiet pour le Festival de la BD, je le suis pour la Garden qui est le Woodstock des jeunes angoumoisins.» Jean-Claude Caraire, militant écologiste était au côté des jeunes. «Je ne manifeste pas contre le maire, mais pour défendre un éco-festival exemplaire.» Et puis bien sûr, les élus d'opposition ont profité de l'aubaine pour tacler la majorité. «Il y a des choix à faire pour les festivals et la ville ne sait pas les faire», glisse Martine Faury, l'ancienne adjointe à la culture qui a accompagné la mise en place de la Garden. «Philippe Lavaud a trouvé des financements pour le FIBD, a-t-il la volonté d'en trouver pour la Garden?», s'inquiète très radical Samuel Cazenave.

Des prises de positions qui mettent Gérard Desaphy dans une colère noire. «Je n'ai aucune leçon à recevoir d'eux. Ils ont eu vingt ans pour organiser des États généraux de la culture. Moi, je suis en train de tout remettre à plat pour tenter en période de restriction budgétaire de sauver les meubles. Je leur donne rendez-vous le 7 décembre prochain, date à laquelle nous annoncerons aux organisateurs les efforts consentis par toutes les collectivités, a conclu l'adjoint au maire qui déplore au passage le sauvetage non chiffré de la Région. J'espère que cela ne va pas démobiliser les autres collectivités à s'engager de façon importante pour la Garden qui doit se tenir en 2010.»

Ils sont partout !

Comme le relevait la Charente Libre dans son édition du samedi 21 novembre, les fans de la GNP ne manquent pas une occasion de faire parler d'eux. La preuve avec ces élèves de CM2 de Saint-Cybard, venus célébrer l'adhésion de la ville au réseau Unicef...

...aux côtés du maire Phillipe Lavaud.


Sur le cliché diffusé par le quotidien, on distingue clairement le T-shirt à tête de mort d'une petite rockeuse en herbe, bien en évidence au premier rang. Le journal indique même la présence d'un second T-shirt estampillé GNP parmi la jeune délégation !

(Photo : CL)

Reportages de France 3 Poitou-Charentes


Pour visionner les journaux télévisés de France 3 Limousin-Poitou-Charentes, qui ont pas mal mis en avant notre mouvement, cliquez ici.

(à voir notamment, les éditions du 18 et du 21 novembre)