jeudi 19 novembre 2009

Paroles de groupe

Pour les gens vivant sur une autre planète ou (moins grave) qui n'auraient ni le temps ni la motivation de lire les dizaines de messages que reçoit quotidiennement le groupe Facebook dédié à notre noble cause, voici une nouvelle rubrique ; petit florilège des pensées facebookiennes de ces dernières 48 heures.

"Eh les gens ! Arrêtez de pleurer, de dire que ça sert à rien, que tout est pourri... La politique, étymologiquement, ça commence sur la place publique ! Et c'est pas un gros mot, juste la participation citoyenne à la vie de la cité. Alors, viendez samedi, on rigolera bien déjà, ou on pleurera tous ensemble, mais on aur...a bougé ! Et n'oubliez pas que pour les gens qui aiment être élus, il n'y a rien de pire que des citoyens mécontents qui commencent à coller leurs noms sur des listes..." |Baron


"Sérieusement, tout ça c'est plus que de la politique de base, c'est aussi une occasion de montrer qu'on existe, qu'on est là, et qu'on sait ce qu'on veut. Qu'on est pas juste une bande de jeunes branleurs qui gueulent pour gueuler. La ville, le pays dans lesquels on vit sont les notre, c'est donc à nous de faire en sorte qu'ils nous ressemblent le plus possible.... Alors ouais, viendez bande de jeunes !" |David


"La mairie, le département, la région,...ils ont plutôt intérêt à revoir leur copie si ils ne veulent pas que leur électorat jeune se venge l'an prochain aux régionales !" |Xavier


"Je croise les doigts avec vous, je penses que le maire a sous estimé l'attachement de tout un public a ce festival...
Ironiquement et avec le titre du nouvel album de Placebo, ce n'est pas : Battle for the sun, mais BATTLE FOR THE GNP!!!" |Karel


"Sur le site des Eurockéennes, la billetterie du festival 2010 est déjà en vente et après, on dit à la GNP qu'elle est trop impatiente et qu'elle devrait attendre encore un ou deux mois... je rêve !!! Ils n'ont vraiment rien compris." |Hélène


"Quelqu'un a le numéro des gagnants Euromillions de St Michel...? Plus sérieusement, c'est vraiment dommage que les extraordinaires idées des gens de La Nef ne puissent pas entrer dans la toute petite boite qu'est la ville d'Angoulême..." |Camille


Réactions sur le Blog CL

Publié par le blog Charente Libre
Le 18 novembre 2009






PHILIPPE MANOEUVRE (Journaliste):

«UN VRAI FESTIVAL ROCK N'ROLL»

Le pape du rock en France était venu il y a deux ans à Angoulême. «J'avais passé deux jours exceptionnels. Je n'ai pas les éléments mais c'est vraiment triste. C'était un très joli festival qui avait une place importante dans le paysage. Ailleurs, on voit souvent les mêmes artistes. A Angoulême, il y avait une programmation différente. C'était un vrai festival rock n'roll. Il faut absolument se reprendre pour le sauver.»



PHILIPPE ROUXEL (Partenaire de la GNP):

«LE CRÉDIT MUTUEL EST DÉÇU»

C'est un des principaux partenaires privés du festival depuis sa création. Depuis un mois, le Crédit mutuel était prêt à signer une nouvelle convention avec une aide en progression de 50 %. Un engagement de la Confédération nationale et plus seulement de la caisse du Sud-Ouest. «Le festival avait pris une dimension nationale. Aujourd'hui, on est très déçu, réagit Philippe Rouxel qui a négocié ce partenariat. C'était un festival de grande qualité avec à sa tête des gens crédibles, ambitieux mais cohérents.»



FRANCK BONNET (Conseiller Général de la Charente):

«ON NE PEUT PAS TOUJOURS DEMANDER PLUS»

L'année dernière, le conseil général de la Charente avait diminué son aide, passée de 50.000 à 20.000 euros. «On ne peut pas toujours demander plus aux collectivités qui doivent faire face à la suppression de la taxe professionnelle et au désengagement de l'Etat. L'heure est plutôt au recentrage sur nos compétences obligatoires. Comme pour le festival de la BD, il faut chercher à élargir les partenariats. En plus, la Garden Nef Party était un festival récent, qui s'est rajouté à d'autres, plus anciens.»

Le maire demande à la Garden Nef Party de continuer

Publié par CharenteLibre.com
Le 19 novembre 2009 (Photo : Charente Libre)






Philippe Lavaud espère faire revenir les organisateurs de la Garden Nef Party sur leur décision d'annuler l'édition 2010. Un rendez-vous est prévu avec eux demain vendredi.

Au cours d'une conférence de presse ce jeudi, le maire d'Angoulême a plaidé non coupable sur la fin annoncée du festival rock. Il demande aux organisateurs de prendre patience sur leurs envie de développement pour la prochaine édition et d'attendre la réunion du 4 décembre où toutes les collectivités doivent se mettre d'accord sur une nouvelle répartition des financements des festivals.

La Garden Nef Party vit toujours... sur internet


Publié par CharenteLibre.com
Le 19 novembre 2009
Par Maurice BONTINCK




Appel à la manif samedi, pétition... Depuis l'annonce de la fin du festival, les fans se mobilisent de façon spectaculaire sur la toile

Pas question pour les fans d'enterrer la Garden Nef Party sans faire un max de bruit. Mobilisation sur internet, lancement de pétitions, appel à la manifestation samedi matin devant la mairie, proposition de souscription ou d'augmenter le prix des places: l'annonce de la fin de l'événement estival continue de provoquer un festival d'initiatives et de réactions. Qui partent dans tous les sens.

Et dans ce contexte, internet est au cœur de la mobilisation, contre ce qu'une festivalière appelle «un avortement culturel». Sur Facebook, le groupe «Rendez-nous la Garden Nef Party» rencontre un succès fulgurant: il a allégrement dépassé les 2.200 membres hier soir. Son créateur, David Murguet, 23 ans, est à l'image de nombreux fans de La Nef. Et, au-delà de la déception, il se donne l'occasion de tester ses cours, lui qui étudie la stratégie et le management de la communication à Poitiers.

«Nous sommes très nombreux à ne pas être sur la Charente pendant l'année, complète Gautier Goujon, 22 ans, étudiant en commerce et marketing à Bordeaux. Le net nous permet de nous retrouver et de savoir ce qu'on peut faire.» Cet Angoumoisin a décidé mardi après-midi d'appeler sur la toile à manifester samedi matin à 10 h devant l'hôtel de ville. «Ce n'est pas tellement dans ma nature de manifester, mais là, je suis tellement consterné...»

Depuis, son appel a été repris par de nombreux internautes et d'autres réseaux sociaux. «Je ne sais pas combien nous serons, mais je suis surpris par l'ampleur», explique celui qui était aussi bénévole au festival ces deux dernières années.

Un de ses amis a lancé sur son blog «Collectif citoyen pour la survie du festival rock Garden Nef Party d'Angoulême». Depuis hier, la manifestation est même enrichie par d'autres festivaliers. Elle devrait être musicale, avec également la «Première cacotéléphonie party», organisée par Bernard Lambert, président de l'association Transgreen.

Une «Cacotéléphonie party»

Tous les moyens sont bons pour dire non à cette disparition. David Murguet s'est aussi servi d'un site qui héberge les pétitions «Pour que la Garden Nef Party ne meure pas» (1).

Mais internet et sa réactivité foisonnante ont aussi certaines limites. Une dizaine de groupes de soutien ont été créés dès mardi, avec le sentiment parfois que «chacun travaille un peu dans son coin», reconnaît David Murguet.

«Le site de David a pris tout de suite, car il a été le plus rapide et peut-être aussi le plus élaboré», explique Thomas, 22 ans. Lui est à l'autre bout de la chaîne, sur place à Angoulême. Samedi, il ira manifester après avoir, comme d'autres, fait passer l'information à tous ses contacts internet. Parce que «la mobilisation montre que tout est possible».

Devant La Nef, avec trois autres amis habitués du festival, l'ex-bénévole rappelle ainsi que toute cette activité virtuelle a un objectif bien réel: «C'était le seul festival vraiment pour les jeunes, notre rendez-vous de l'été. Devant la mairie, on va montrer qu'on sait faire la fête à Angoulême. Mais c'est vraiment un énorme gâchis.»

Garden Nef : le duo Charentais John et Jehn attristé

Publié par CharenteLibre.com
Le 19 novembre 2009
(Photo : Romain Perrocheau - Charente Libre)





C’étaient les régionaux de l’étape. John and Jehn étaient programmés l’été dernier pour la Garden. John est originaire de Claix, Jehn de Poitiers, même si aujourd’hui, ils vivent en Angleterre.

Quand ils ont appris la nouvelle de la disparition de la Garden, ils ne l’ont pas accueilli comme une bonne nouvelle. «Je suis évidemment attristé par la disparition d’un festival de cette ampleur, écrit John dans un mail adressé à la rédaction, Faire découvrir de telles pointures musicales est une première en Charente et relève d’un véritable tour de force. J’imagine qu’il a fallu enfoncer des portes blindées pour se faire entendre. Dommage que le blindage se soit renforcé avec une mairie d’un bord politique censé être ouvert à la culture. (...) Jacques Brel disait que «la bêtise est une graisse autour du cerveau et du cœur», les politiques ne pensent plus, ils se demandent seulement comment gagner quelques kilos. Mais bon plus personne n’est dupe, avec ce genre de gaffe étalée au grand jour... Merci de soutenir ce merveilleux festival».

A voir aussi l'interview vidéo CL de John et Jehn pendant la Garden Nef 2009 : John et Jehn jouent dans leur jardin

La fin de la Garden Nef Party en débat

Publié par SudOuest.com
Le 19 novembre 2009
(Photos : I.Louvier - Sud Ouest)




MUSIQUE. La mort du festival rock d'Angoulême suscite de nombreuses réactions attristées et soulève un vrai débat

La Garden Nef party d'Angoulême est morte et beaucoup la pleurent. « À l'image des héros du rock, Brian, Jimi, John, Janis, Jim, Kurt ou Jeff, le festival part en pleine jeunesse », ont déclaré les organisateurs. Des organisateurs « désolés d'avoir imaginé une utopie dans une conjoncture qui incite plus à la prudence qu'à l'aventure ». Des organisateurs qui, en l'absence de garanties financières des collectivités locales, ont préféré jeter l'éponge.

De vives réactions sur le Net

Hier et avant-hier, cette annonce a suscité un flot de réactions attristées. Sur Internet, tout d'abord, où les blogs et les espaces d'expression libre ont été pris d'assaut.

« Vraiment dommage qu'un tel festival s'arrête pour des raisons financières [...]. Il faut absolument que les partenaires institutionnels se réveillent », a écrit par exemple smfi17 sur www.sudouest.com.

« Il n'y aura donc plus aucun intérêt à aller faire un tour à Angoulême l'été », a ajouté Thierry.

« Pour une fois qu'on ne parlait pas d'Angoulême pour évoquer les charentaises ou les cagouilles ! Manque plus que la disparition du Festival de la BD, et on aura une vraie ville pour les retraités », a renchéri Mimi.

Sur le réseau social Facebook, les réactions sont plus vives encore. Plus polémiques, aussi. Le maire Philippe Lavaud (PS) en prend d'ailleurs pour son grade. Et un appel à manifester samedi matin, à 10 heures, devant l'Hôtel de ville d'Angoulême, a été lancé. Il a trouvé un large écho au sein d'un groupe de discussion intitulé « Rendez-nous la Garden Nef party ». Ce matin, plus de 2500 internautes y étaient inscrits. À l'hôtel de ville, l'équipe Lavaud devrait se méfier du pouvoir de Facebook et de toute cette effervescence numérique aux élans parfois juvéniles. Le risque est réel : se couper d'un électorat jeune, souvent de gauche.

À ce titre, les arguments et le ton très mesurés du communiqué de la mairie, diffusé mardi soir, suffiront-t-ils à éteindre l'incendie ?

En voici quelques extraits : « Nous sommes attristés par cette décision brutale de mettre un terme à ce festival, mais nous en prenons acte. [...] Les organisateurs désiraient passer un cap supérieur en terme de programmation et de notoriété. Ils sollicitaient pour cela un montant global de subventions de plus de 400 000 ? et une réponse immédiate de la part de collectivités locales qui sont actuellement en pleine élaboration de leur budget 2010, dans des conditions globales de restrictions. Cette volonté de développement portée par des professionnels passionnés dépasse malheureusement les possibilités des collectivités partenaires. »

Les acteurs culturels inquiets

L'argent public, toujours plus rare... Voilà le nerf de la guerre et le coeur du problème. Tous les acteurs du monde culturel charentais que nous avons contactés hier le reconnaissent.

C'est le cas de Gérard Lefèvre, le patron du théâtre d'Angoulême, qui avoue « ne pas être d'une sérénité olympienne lorsque l'on sait qu'avec les réformes gouvernementales, les financements croisés des collectivités publiques seront sans doute supprimés ». Michel Rolland, le directeur artistique de Blues Passions à Cognac, se dit lui aussi peiné par la disparition de la Garden Nef party : « Cela nous dit que malgré le succès et la renommée, rien n'est jamais gagné. Les porteurs d'événements que nous sommes doivent être très vigilants. Nous devons rechercher le plus de partenaires financiers possibles, notamment dans le privé. »

Joël Breton, de La Palène à Rouillac, préfère quant à lui garder un silence qui en dit long. L'homme n'appréciait guère la Garden Nef party, mais ne se réjouit pas pour autant : « L'État se désengage. Les collectivités locales ont du mal à suivre. D'autres festivals vont mourir en France ! »

Christian Mousset, l'âme de Musique Métisses, se trouvait hier au Brésil lorsque nous lui avons appris la nouvelle au téléphone.

« Ah bon ? La Garden, ça avait de la gueule. C'était très intéressant [...]. Mais le vrai problème, c'est qu'il y a trop de festivals et pas assez de sous à Angoulême. L'heure des choix est arrivée. Et ils sont douloureux ! »

Auteur : olivier sarazin

mercredi 18 novembre 2009

Pétition : Afin que le festival Garden Nef Party d'Angoulême ne meure pas

L’association Dingo/La Nef vient d’annoncer dans un communiqué de presse l'annulation du Festival Garden Nef Party 2010 d’Angoulême, les organisateurs estimant ne pas pouvoir se lancer dans cette aventure sans aucune garantie financière publique, et ce malgré le succès incontestable des éditions précédentes, tant à l'échelle locale que nationale, voire internationale.

Cette nouvelle sonne la fin d'un festival qui, en seulement trois ans, avait su se faire une place dans le paysage culturel français, et séduire un public toujours plus nombreux, par sa ligne musicale élégante, la singularité des artistes invités, la cohérence de sa programmation, sa démarche environnementale, son accueil VIP pour tous, son site bucolique au pied de la ville.

Il est sûr que le développement de ce festival s’est fait dans un contexte de disette budgétaire pour l'ensemble des événements culturels d’Angoulême, le Festival de la Bande Dessinée faisant lui aussi les frais de ces réductions budgétaires mais cette croissance, nécessaire pour ne pas être englouti par les mastodontes européens, semblait jouable, les collectivités ayant récemment encore, envoyé des signes forts aux organisateurs, laissant penser qu’elles suivraient…

…d’où la stupeur aujourd’hui en apprenant que celles-ci ne veulent plus faire cet effort, signifiant ainsi la mort en pleine jeunesse d’un événement plus que prometteur.

Afin que cette belle aventure ne s’arrête pas là, merci de signer et de faire circuler cette pétition.

Afin que le festival Garden Nef Party d'Angoulême ne meure pas